Le Crédit Agricole plombé par une banque portugaise

(Crédit agricole S.A. a publié ce mardi un résultat net trimestriel en chute libre © REUTERS |Jacky Naegelen)

Sauvée de la faillite ce week-end, la banque portugaise Banco Espirito Santo a fait perdre 708 millions d'euros au Crédit Agricole. Et comme BNP-Paribas, la banque française fait aussi l'objet d'une enquête américaine.

 Banco Espirito Santo, c'est la première banque portugaise. Le plan de sauvetage acté ce week-end par la Banque du Portugal s'est fait au prix de la perte totale de leur investissement pour les actionnaires. Dont le Crédit Agricole. 

C'est la famille actionnaire principal d'Espirito Santo qui est responsable de cette faillite.

"Aujourd'hui, le BES doit faire face à des sujets qui sont propres à la famille Espirito Santo et qui ont été réalisés hors de tout processus de gouvernance de la banque et qui nous étaient inconnus" affirme Jean-Paul Chifflet, le directeur général de CASA. Porter plainte semblerait donc logique d'autant que les activités bancaires classiques se portent bien. Et que la banque française assure qu'elle a mis fin à ses aventures grecques en 2012.

Après BNP Paribas, le CA dans le collimateur des Américains

Mais quand même on se dit que le Crédit Agricole joue de malchance puisqu'il a aussi une filiale en Russie, pays frappé par des sanctions. Et qu'il est à son tour visé par une enquête américaine pour avoir effectué des paiements en dollars vers des pays soumis à embargo. "Nous entrons dans une phase d'explication et de discussions avec les autorités, avec lesquelles nous coopérons depuis le début" assure Jean-Paul Chifflet. Une coopération qui pourrait éviter au Crédit Agricole le sort de BNP-Paribas, qui a dû payer une amende record de 8,97 milliards de dollars pour solder un contentieux du même type.