La toute nouvelle présidence polonaise de l'UE critique les plans d'aide financière mis sur pied par la zone euro

Le ministre polonais des Finances, Jacek Rostowski, à Paris le 6 janvier 2011
Le ministre polonais des Finances, Jacek Rostowski, à Paris le 6 janvier 2011 (AFP - FRANCK FIFE)

Ces plans ont été adoptés pour aider la Grèce, l'Irlande et le Portugal.Pour le ministre polonais des Finances, l'UE est trop focalisée sur la réduction de l'endettement et pas assez sur la nécessité de faire repartir le PIB. La Pologne n'appartient pas à la zone euro.

Ces plans ont été adoptés pour aider la Grèce, l'Irlande et le Portugal.

Pour le ministre polonais des Finances, l'UE est trop focalisée sur la réduction de l'endettement et pas assez sur la nécessité de faire repartir le PIB. La Pologne n'appartient pas à la zone euro.

"Un programme (de soutien) devrait être perçu clairement comme un pas vers le redressement" économique du pays concerné, a estimé Jacek Rostowski. "En ce qui concerne les programmes européens, cela n'a pas été pleinement le cas, il faut changer leur philosophie", a-t-il estimé.

A ses yeux, l'Union monétaire reste "en retard des évènements".

Les pays européens sont tenus de limiter le niveau de leur dette publique par rapport à leur richesse mesurée par le produit intérieur brut (PIB). Mais pour Jacek Rostowski, l'Europe est trop focalisée sur la réduction de l'endettement et pas assez sur la nécessité de faire repartir le PIB.

"Il faut des incitations à la fois sur le numérateur (dette) et sur le dénominateur (PIB)" du ratio européen, a jugé le ministre polonais des Finances. Il a demandé en particulier qu'on mette davantage l'accent dès le départ sur les efforts à mener pour réformer l'économie des pays en proie à des difficultés, ce qui risque, selon lui, de rendre le patient plus malade à la fin de la cure. A ses yeux, il s'agit là du meilleur moyen d'éviter un risque de contagion dans la zone euro.

La veille, le Premier ministre polonais Donald Tusk s'était prononcé implicitement en faveur d'une réduction du taux d'intérêt des prêts accordés à Dublin. L'Irlande les trouve trop élevés, mais n'est pas parvenu jusqu'ici à obtenir gain de cause. De nombreux pays, à commencer par la France, exigent qu'elle accepte en contrepartie d'envisager une baisse de sa fiscalité des entreprises, jugée par eux trop faible et revenant à une concurrence déloyale.

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