La maison Christian Lacroix taillée en pièces

(Radio France © France Info)

Faute de garanties suffisantes de la part des candidats au rachat de la maison Lacroix, le tribunal de commerce avalise le plan présenté par les actionnaires. Plan qui met un terme aux activités historiques de la maison, et qui prévoit de ne conserver que 11 personnes sur 120…

La maison Christian Lacroix tire un trait sur la haute couture et le prêt-à-porter. Seuls 11 salariés sur 120 seront conservés, pour gérer les contrats de licence des accessoires et des parfums Christian Lacroix. Les 109 autres seront licenciés, et ce qui avait fait la renommée de la maison est abandonné. Seule consolation, la marque n'est pas liquidée.

Le tribunal de commerce de Paris a choisi d’avaliser le plan de redressement présenté par les propriétaires de la maison de couture, les frères Falic.
_ Alors que la reprise semblait en bonne voie, les deux repreneurs, le cheikh Hassan ben Ali al Naimi et le cabinet Bernard Krief Consultants, n’avaient pas présenté de chèque lors de la dernière audience du tribunal de commerce. Malgré un délai supplémentaire qui expirait aujourd'hui, les candidats à la reprise n'ont pas été en mesure de présenter les garanties bancaires nécessaires.

150 millions d'euros de dettes

La maison Christian Lacroix avait été créée en 1987 avec l'appui de LVMH. Le numéro un mondial du luxe l'a vendue en 2005 au groupe américain Falic, spécialisé dans le duty free.
_ En vingt ans, elle a accumulé quelque 150 millions d’euros de dettes, dont 10 millions pour la seule année 2008 avec un chiffre d’affaires de 30 millions.

En redressement depuis juin, Christian Lacroix a été le grand absent des derniers défilés de prêt-à-porter féminin en octobre à Paris.

Gilles Halais, avec agences