La Commission européenne a reconnu mardi que de nouvelles banques allaient vraisemblablement devoir être recapitalisées

Le commissaire de l\'Union européenne chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia
Le commissaire de l'Union européenne chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia (AFP - JOHN THYS)

Et ce en raison de l'aggravation de la crise de la dette, a déclaré mardi le commissaire de l'Union européenne chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, lors d'une conférence de presse.Le FMI préconise lui aussi de renforcer les fonds propres des banques, au-delà des critères définis par le cadre réglementaire.

Et ce en raison de l'aggravation de la crise de la dette, a déclaré mardi le commissaire de l'Union européenne chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, lors d'une conférence de presse.

Le FMI préconise lui aussi de renforcer les fonds propres des banques, au-delà des critères définis par le cadre réglementaire.

L'aveu européen contraste avec la position de déni maintenue jusqu'à présent par Bruxelles.

Le commissaire Joaquin Almunia va proposer d'étendre les règles mises en place par la Commission en 2008 et 2009 pour permettre aux gouvernements d'apporter une aide publique à leur secteur bancaire.

"Malheureusement, avec l'aggravation de la crise des dettes souveraines, de nouvelles banques auront peut-être besoin d'être recapitalisées" en plus des neuf qui n'ont pas réussi les tests de résistance des banques effectués en juillet, a déclaré Joaquin Almunia.

Dans ces circonstances, "je vais proposer cette année de prolonger les règles autorisant les aides d'Etat" mises en place en 2008-2009, "afin de permettre aux gouvernements de continuer à aider publiquement leurs banques au-delà de 2011", a-t-il annoncé.

Ce recours au financement public doit intervenir "en dernier recours", a-t-il mis en garde, encourageant les banques à se "financer sur les marchés et à prendre toutes les mesures possibles, comme la vente de filiales et la limitation des dividendes, avant de se tourner vers le soutien public".

"J'aurais préféré qu'on revienne plus tôt aux règles normales" de concurrence, "et c'était mon intention jusqu'à cet été. Mais la situation à laquelle nous sommes confrontés plaide pour une prolongation du régime existant" permettant aux Etats d'aider leurs banques, a-t-il expliqué.

Le FMI pour une augmentation des réserves des banques

En ce qui concerne les banques, le cadre règlementaire qui doit être mis en place graduellement à partir de 2013, "Bâle III", oblige ces établissements à mettre en réserve des fonds propres représentant 7% du montant des prêts qu'elles accordent à leurs clients, contre 2% jusqu'ici. Les banques ont jusqu'en 2019 pour appliquer l'intégralité de ces règles.

Le FMI invite les établissements bancaires à aller au-delà de ces normes.