L'organisation Greenpeace accuse dimanche Intermarché de "piller" les grands fonds

"La pêche profonde pratiquée par Intermarché incarne parfaitement la surpêche en Europe et elle doit cesser immédiatement", indique Hélène Bourges, responsable de la campagne Océans de Greenpeace dans un communiqué.Les grandes ONG de défense de la planète plaident depuis de nombreuses années pour un moratoire mondial sur le chalutage profond.

"La pêche profonde pratiquée par Intermarché incarne parfaitement la surpêche en Europe et elle doit cesser immédiatement", indique Hélène Bourges, responsable de la campagne Océans de Greenpeace dans un communiqué.

Les grandes ONG de défense de la planète plaident depuis de nombreuses années pour un moratoire mondial sur le chalutage profond.

Greenpeace rappelle que la France et l'Espagne sont les deux principaux pays européens à pêcher dans les grandes profondeurs (entre 600 et 1.500 m de fond). Intermarché représente 60% des prises françaises réalisées par chalutage profond, une technique "particulièrement destructrice" qui cible des poissons blancs de grands fonds comme le flétan, le grenadier ou l'empereur.

"Ces chaluts sont des filets coniques, dont l'ouverture peut être aussi large qu'un terrain de football, tirés par des bateaux",explique Mme Bourges. Tout est raflé sur le passage de ces chalutiers.

Pour se faire entendre, les militants de Greepeace se sont rendus ce week-end dans 22 magasins de l'enseigne.

"Le chalutage profond est emblématique des mauvaises pratiques" industrielles qui menacent des espèces à croissance lente et reproduction tardive, insiste Hélène Bourges.

Les contribuables ont financé les chalutiers incriminés
Intermarché ne possède que huit bateaux de cette nature, mais il s'agit de la plus importante flotte de chalutage en France.

Selon Greenpeace, ce groupement "a reçu 9,7 millions d'euros de fonds publics, payés par le contribuable français et européen, entre 1996 et 2008". Par la suite "Intermarché a injecté 20,4 millions d'euros dans sa flotte pour la maintenir".

Selon l'ONG, "Les Océans sont en train de mourir". En Europe, 7 espèces sur 10 aux étals des poissonneries sont surexploitées ou au bord de la surexploitation. Si on ne veut pas d'un océan vide d'ici 35 ans, l'Union européenne doit radicalement changer sa politique", souligne l'ONG.

Vous êtes à nouveau en ligne