L'Italien Mario Draghi a été nommé officiellement vendredi à la tête de la Banque centrale européenne

Mario Draghi (14 juin 2011)
Mario Draghi (14 juin 2011) (AFP / John Thys)

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE réunis à Bruxelles "viennent de trouver un accord sur la nomination de Mario Draghi" a écrit le président de l'UE Herman Van Rompuy sur son compte Twitter.Le gouverneur de la Banque d'Italie, 63 ans, va succéder au Français Jean-Claude Trichet, qui sera resté huit ans à la tête de la BCE.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE réunis à Bruxelles "viennent de trouver un accord sur la nomination de Mario Draghi" a écrit le président de l'UE Herman Van Rompuy sur son compte Twitter.

Le gouverneur de la Banque d'Italie, 63 ans, va succéder au Français Jean-Claude Trichet, qui sera resté huit ans à la tête de la BCE.

Prévue pour jeudi, sa nomination avait été reportée de 24 heures, la France demandant des garanties. Elle risquait de se retrouver sans siège dans le directoire de la banque alors que deux Italiens y siègeraient: Mario Draghi et Lorenzo Bini Smaghi, dont le mandat prend fin en 2013.

Selon une source diplomatique, ce dernier s'est finalement engagé à démissionner à la fin de l'année au cours d'un entretien téléphonique avec Herman Van Rompuy et le président français Nicolas Sarkozy.

Réaction

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, juge "inouï" que Mario Draghi ait été nommé président de la Banque centrale européenne (BCE) alors qu'en tant qu'ancien de la banque Goldman Sachs, il est "directement lié au système financier international".

"Si on avait nommé un dirigeant syndical à la tête de la BCE, tout le monde dirait +il est partie lié aux intérêts des travailleurs+. Et là on nomme quelqu'un qui a été directement lié au système financier international et à ses intérêts, et qui commence son mandat en disant +ce qu'on a fait depuis 15 ans c'est parfait+", selon lui.

"Or précisément ce qu'on fait depuis 15 ans nous a mené dans l'impasse dans laquelle nous sommes", a regretté M. Mélenchon.

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