L'idée d'une taxe sur les transactions financières n'enthousiasme pas la Banque centrale européenne

Jean-Claude Trichet, président de la BCE
Jean-Claude Trichet, président de la BCE (AFP - Arne Dedert)

Cette taxe telle que mise en avant par Paris et Berlin, n'est pas "souhaitable", a déclaré lundi le président de la BCE Jean-Claude Trichet.Selon lui, "il y a d'énormes difficultés à la mettre en place" et "ce n'est pas souhaitable pour des raisons économiques et financières, et pour des raisons techniques".

Cette taxe telle que mise en avant par Paris et Berlin, n'est pas "souhaitable", a déclaré lundi le président de la BCE Jean-Claude Trichet.

Selon lui, "il y a d'énormes difficultés à la mettre en place" et "ce n'est pas souhaitable pour des raisons économiques et financières, et pour des raisons techniques".

"Si nous avions une initiative" dans ce sens en Europe, ainsi que le souhaite Berlin notamment, "cela pourrait tout simplement déplacer les transactions financières sur d'autres sites", a-t-il poursuivi.

"Je comprends que l'idée puisse être séduisante", a ajouté le Français, mais "il est de notre devoir de signaler des difficultés majeures là où nous voyons des difficultés majeures".

La France et l'Allemagne tentent depuis plusieurs mois de rallier leurs partenaires européens à l'idée d'une telle taxe. Mais les deux pays font face à de vives oppositions, notamment de la Grande-Bretagne et de la Suède.

Au sein du G20 également, où elle a été présentée initialement, l'idée de taxe sur les transactions financières avait fait l'objet de critiques, notamment de la part du Canada.

Dérapages budgétaires: Trichet pour un comité de Sages
Jean-Claude Trichet a appelé par ailleurs lundi à la création d'un comité de Sages pour analyser et surveiller les politiques économiques des pays membres.

Cet organe consultatif, à l'échelle de l'Union européenne, apporterait une deuxième opinion", en plus de celle de la Commission européenne, a expliqué le président de la BCE selon lequel les pays européens "sous-estiment en permanence" leurs problèmes budgétaires.

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