Les mauvais chiffres de l'intérim coulent l'emploi salarié au 3e trimestre

L\'entrée d\'une agence intérim à Paris, le 2 juillet 2009.
L'entrée d'une agence intérim à Paris, le 2 juillet 2009. (LOIC VENANCE / AFP)

Selon les estimations de l'Insee publiées mardi, 50 400 postes ont été détruits, contre 22 400 au deuxième trimestre.

ECONOMIE – L'Insee voit rouge. Dans le sillage des mauvais chiffres du chômage du mois de septembre, ceux de l'emploi salarié s'effondrent au troisième trimestre, avec 50 400 postes en moins dans les secteurs marchands non agricoles (- 0,3% sur trois mois), dont les deux tiers dans l'intérim. Ce sont les estimations provisoires publiées mardi 13 novembre par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Au deuxième semestre, ces secteurs marchands avaient déjà détruit 22 400 emplois, un chiffre révisé à la hausse par rapport à la première estimation publiée en août (11 700). Sur un an, 63 800 postes ont disparu en France (- 0,4%). 

73 600 postes détruits dans l'intérim 

Le recul du troisième trimestre tient pour une large part à une forte baisse (- 6,6%, soit 32 800 postes en moins) de l'emploi intérimaire, qui a accentué le repli constaté au deuxième trimestre après être resté quasiment stable au premier trimestre. En un an, l'intérim a perdu 73 600 postes, soit 12,5% de ses effectifs

Hors intérim, le solde du 3e trimestre aurait été négatif de 0,1%, avec 17 600 emplois détruits. L'industrie, comme les services et le tertiaire, ont accusé des reculs similaires de 0,3%.

Du côté des salaires, l'institut de la statistique du ministère du Travail, la Dares, annonce que l'indice du salaire mensuel de base a progressé de 0,4% au troisième trimestre. Cela porte sa hausse sur un an à 2,2%, un chiffre à comparer au taux d'inflation sur 12 mois, à fin septembre, de 1,9%. L'indice du salaire horaire de base ouvrier a augmenté de 0,5% entre juillet et septembre, sa progression sur un an étant de 2,3%.

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