Jean-Marc Ayrault veut "recréer une offre abordable" dans l'immobilier

(Francois Lafite Maxppp)

Le Premier ministre souhaite "libérer du foncier" pour résoudre la crise du logement. Au programme : plus d'impôts, pour inciter les propriétaires à vendre les terrains constructibles. Et une table ronde avec les investisseurs institutionnels.

Le Premier ministre a annoncé mardi, lors de l'ouverture du 73e congrès des HLM à Rennes, plusieurs mesures pour favoriser la construction de logements, notamment sociaux. Il prévoit notamment de renforcer la fiscalité des terrains constructibles, "pendant toute la durée de la détention et (avec une application progressive dans les années à venir) au moment de la revente" .

Jean-Marc Ayrault va aussi organiser prochainement à Matignon "une table ronde avec les compagnies d'assurance, les banques, et les principaux investisseurs pour établir avec eux un diagnostic des raisons de leur retrait"  du marché du logement. Objectif : recréer une offre abordable pour les classes moyennes, surtout dans les agglomérations en tension. Le Premier ministre a également réaffirmé qu'il voulait plus largement "libérer du foncier, même s'il y a des grincements de dents" .

Combler le déficit de logements neufs

Les députés ont entamé lundi l'examen du projet de loi, déjà adopté par le Sénat, qui prévoit la cession à bas prix, et parfois gratuite, de terrains de l'Etat pour le logement social et qui fait passer à 25% la proportion obligatoire de logements sociaux. 

Pour la ministre du Logement Cécile Duflot, qui a défendu "un choix politique", ce projet de "mobilisation du foncier public" vise à combler le déficit de logements neufs dont souffre la France, et devrait permettre la construction de 110.000 logement sociaux et privés, dont la moitié en Ile-de-France, sur des terrains publics d'ici 2016.

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