VIDEO. Lafarge : avant les "arrangements" avec Daech, la collaboration avec les nazis

Le 22 mars, "Complément d'enquête" sur les noirs secrets d'un fleuron de l'industrie française, le groupe Lafarge, aujourd'hui rattrapé par ses mauvais choix. Avant la collaboration avec Daech, il y a eu celle avec les nazis…

Alors que le groupe français Lafarge est accusé d'avoir participé au financement du terrorisme en Syrie, un "Document de Complément d'enquête" retrace la saga d'un fleuron de l'industrie française qui, en 1940 déjà, a basculé du côté obscur.

Quand la France capitule, le sénateur Henri Pavin de Lafarge, alors administrateur des cimenteries du même nom, vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. En janvier 1941, il va plus loin : il entre au conseil national, l'un des rouages politiques essentiels du régime de Vichy. 

Lafarge traite directement avec l'occupant

Le cimentier participe activement à la machine de guerre nazie avec la construction du mur de l'Atlantique. Un chantier colossal. Les Allemands commandent 8 000 blockhaus qui seront répartis sur la côte française.

Pour produire encore plus de ciment, Lafarge envoie ses cadres traiter directement avec l'occupant. A la suite de ces négociations, ses usines deviennent prioritaires pour se fournir en ouvriers, utiliser les trains de livraison et, surtout, ne pas manquer de charbon. Pour preuve, un document officiel libellé ainsi : "Pour la livraison urgente de ciment, veuillez confirmer la livraison à l'usine Lafarge de Contes-les-Pins la quantité de 1 000 tonnes de charbon. Heil Hilter."

Extrait de "Lafarge : les sombres affaires du roi du ciment", un document de "Complément d'enquête" diffusé le 22 mars 2018.

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