Vente de la papeterie de Grand-Couronne : c'est "un coup porté à l'environnement" et un "signal" de "désindustrialisation", selon le maire

Les représentants du personnel de Chapelle Darblay ont pris la parole devant une centaine de salariés, mardi 10 septembre.
Les représentants du personnel de Chapelle Darblay ont pris la parole devant une centaine de salariés, mardi 10 septembre. (ANNE BERTRAND / RADIO FRANCE)

Patrice Dupray, le maire communiste de la commune de Grand-Couronne, en Seine-Maritime, où est située la papeterie Chapelle Darblay, mise en vente par le géant finlandais UPM, dit sur franceinfo mercredi souhaiter "ardemment" un repreneur.

La mise en vente de la papeterie Chapelle Darblay de Grand-Couronne en Seine-Maritime par le géant finlandais UPM est "un coup porté à l'environnement" et un "signal" de désindustrialisation", déclare le maire communiste de la commune Patrice Dupray mercredi 11 septembre sur franceinfo, au lendemain de l'annonce de cette décision. "Cette décision est un coup porté à l'environnement" car "tous les papiers journaux sont recyclés, désencrés et traités par la papeterie de Grand-Couronne aujourd'hui."

Si demain, cette papeterie n'existait plus, on ne sait pas où ils iraient, étant donné le nombre très restreint de papeteries aujourd'hui en France qui sont capables de faire cette action.Patrice Duprayà franceinfo

Le maire "souhaite ardemment" que l'usine trouve un repreneur car le cas contraire serait "un signal" en termes "de désindustrialisation qui serait donné envers la Haute-Normandie, envers l'agglomération, envers Grand-Couronne et Petit-Couronne qui sont déjà suffisamment des villes sinistrées. Cela créerait aussi "un problème social extrêmement important" pour les 236 salariés et autant de sous-traitants, en plus des "recettes fiscales qui disparaîtraient pour l'agglomération et pour la ville".

"Une très belle usine, moderne"

Alors que les repreneurs ont six mois pour se faire connaître, Patrice Dupray vante les qualités de la papeterie : "C'est une très belle usine, moderne, avec une chaudière qui produit de la vapeur en interne et qui réduit les coûts, qui pourrait servir au chauffage urbain également. C'est un très bel outil avec [236] salariés de qualité qui sont très attachés à leur statut, à leur emploi qui sont prêts à faire les efforts, mais il faut que cesse cette valse des capitaux qui les mets en danger."

Le maire estime d'ailleurs que les ventes de papier de l'usine ne sont pas en déclin grâce au recyclage, la décision du géant finlandais est justifiée "surtout par une restructuration du groupe UPM" qui "a pour objet soit d'investir des créneaux plus rentables, soit d'investir à l'étranger et en particulier en Europe de l'Est".

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