Textile : dans les coulisses du savoir-faire de l'entreprise Saint-James

Pour la première fois depuis 40 ans, l'industrie textile crée plus d'emploi qu'elle n'en détruit. 2 100 créations de postes ont été enregistrées en 2017. Le secteur totalise aujourd'hui plus de 60 000 emplois. Illustration chez Saint-James.

Dans cette entreprise qui fabrique les pulls Saint-James, chaque geste doit être d'une infinie précision. Maille après maille, le raccoutrage, c'est l'art de corriger à la main les défauts laissés par la machine. Découdre pour recoudre à la perfection. Ce savoir-faire est entre les mains de quelques couturières seulement. Alors il faut patiemment former une nouvelle génération.

3 000 € pour former chaque couturière

Tout métier confondu, 300 personnes travaillent ici et l'entreprise veut embaucher 12 couturières cette année. Mais où trouver les ouvrières capables de remailler, tricoter ou raccommoder ces millions de pulls, ces marinières en laines ? La plupart des nouvelles recrues n'avaient jamais travaillé dans la couture avant. Dans les métiers de l'usine, plus aucune formation n’existe et ce n'est pas faute d'avoir cherché. Alors pour chaque embauche, l'entreprise débourse 3 000 euros. Objectif : former les couturières pendant dix-huit mois en moyenne. Des groupes de touristes viennent même admirer le travail à l'ancienne de ces couturières. La marque Saint-James affiche un chiffre d'affaires de 51 millions d'euros et ouvre une boutique par an dans le monde.

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