Renault : le gouvernement reste "ouvert à toute perspective de consolidation industrielle", affirme Bruno Le Maire

Bruno Le Maire, le 4 juin 2019, à Berlin (Allemagne).
Bruno Le Maire, le 4 juin 2019, à Berlin (Allemagne). (JOHN MACDOUGALL / AFP)

Le ministre de l'Economie a réagi à l'Assemblée nationale après l'échec des négociations dans le projet de fusion entre Renault et Fiat Chrysler.

Bruno Le Maire tente de reprendre la main après l'échec des négociations entre Renault et son concurrent Fiat Chrysler (FCA). "Nous restons ouverts à toute perspective de consolidation industrielle, a assuré, jeudi 6 juin, le ministre de l'Economie, mais une fois encore, dans la sérénité, sans précipitation, pour garantir les intérêts industriels de Renault et les intérêts industriels de la nation française." 

Le ministre, interrogé à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement, n'a pas donné de précision sur la nature de cette "consolidation" et sur les potentiels partenaires, alors qu'une fusion avec Fiat Chrysler est désormais exclue. Le groupe italo-américain a pointé la responsabilité du gouvernement dans cet échec.

"Renault est une entreprise solide"

Le ministre a assuré que les négociations n'avaient pas pu aboutir faute de garanties réclamées dès le début sur la préservation de l'alliance avec Nissan, partenaire de Renault depuis vingt ans. "Est-ce que ce projet de fusion était une opportunité industrielle pour Renault ? Oui. Est-ce que toutes les conditions étaient réunies pour garantir le succès de l'opération ? Non", a déclaré Bruno Le Maire.

Il a cependant réfuté toute fragilisation du groupe au losange, dont le cours en Bourse a perdu près de 6% jeudi après l'annonce de l'échec des négociations. "Renault est une entreprise solide, performante, a-t-il affirmé. Ensuite, il faut consolider l'alliance entre Renault et Nissan. L'entreprise va s'y employer" et "je vais m'y employer".

Vous êtes à nouveau en ligne