Pyrénées-Atlantiques : une plainte va être déposée contre Sanofi après des rejets toxiques à Mourenx

L\'usine Sanofi à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), le 1er juillet 2019.
L'usine Sanofi à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), le 1er juillet 2019. (IROZ GAIZKA / AFP)

L'usine de Sanofi, qui compte une cinquantaine de salariés sur le bassin de Lacq, avait été arrêtée début juillet 2018 après la révélation de rejets toxiques hors normes de valproate de sodium.

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La CGT s'attaque à la pollution. Le syndicat va déposer plainte pour "mise en danger d'autrui" contre le géant pharmaceutique Sanofi après que des rejets toxiques hors normes ont contraint à deux arrêts de production l'an dernier sur le site de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques). La plainte sera déposée le 25 septembre au pôle santé publique du parquet de Paris, a précisé l'avocat de la CGT, François Lafforgue.

L'usine de Sanofi compte une cinquantaine de salariés sur le bassin de Lacq. Elle avait été arrêtée début juillet 2018 après la révélation de rejets toxiques hors normes de valproate de sodium, base de la Dépakine. Ce médicament est accusé d'être à l'origine de troubles neuro-développementaux chez les enfants.

Elle avait repris la production par étapes, sous contraintes environnementales et contrôles accrus. Elle avait connu de nouveaux jours d'arrêt en septembre 2018 après de nouveaux rejets "non conformes" du même produit. "Si l'on fait cette démarche, ce n'est pas par vengeance, mais parce qu'on est face à un groupe qui a fait des erreurs importantes et graves et qui n'a pas dû gérer ses rejets", a déclaré Jean-Louis Peyren, secrétaire de la CGT Sanofi. Contacté par l'AFP, Sanofi n'a pas souhaité faire de commentaires sur ce prochain dépôt de plainte.

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