Présidentielle : quand les ouvriers n’y croient plus

France 3

Le Grand Soir 3 donne la parole à des ouvriers de Riom (Puy-de-Dôme), qui sont inquiets pour leur avenir et rejettent les discours des candidats à l’élection présidentielle.

Dans le Puy-de-Dôme, à Riom, l’usine Imperial Tobacco va fermer ses portes. Pourtant, les ouvriers continuent de venir travailler tous les matins, même si le cœur n’y est plus. "Le matin, ça fait bizarre, on sait que dans peu de temps on va être mis dehors, donc c’est compliqué", raconte David Domas, mécanicien régleur. 239 emplois vont disparaître, même si l’entreprise gagne beaucoup d’argent. Pourtant, aucun candidat à l’élection présidentielle ne s’est déplacé jusqu’à Riom. "Je voterai blanc, voire même je ne voterai pas du tout, parce qu’aucun politique ne me satisfait", explique David Domas.

Sentiment d’abandon

Mais les ouvriers ne se laissent pas abattre. En association avec les producteurs de tabac et les buralistes de la région, ils travaillent sur une filière 100% locale. Mais les impératifs de santé publique sont tels que les soutiens ne se bousculent pas et les salariés se sentent abandonnés. "Aujourd’hui, je suis un peu perdu, on nous parle d’affaires, d’hommes, d’égo, mais on ne nous parle pas des problèmes des citoyens", déplore Éric Camparot, délégué central CGT.

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