La justice valide la reprise de l'aciérie Ascoval, dans le Nord, par le groupe franco-belge Altifort

Des employés de l\'aciérie Ascoval s\'adressent à des journalistes sur le site, le 24 octobre 2018, à Saint-Saulve (Nord).
Des employés de l'aciérie Ascoval s'adressent à des journalistes sur le site, le 24 octobre 2018, à Saint-Saulve (Nord). (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Altifort était le seul candidat à la reprise du site. Une fermeture aurait menacé 281 emplois.

Soulagement pour les employés de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve, dans le Nord. La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a validé, mercredi 19 décembre, la reprise du site par le groupe franco-belge Altifort, qui était le seul candidat. L'aciérie emploie 281 salariés.

La reprise de l'entreprise "préserve non seulement les emplois d'Ascoval, les 1 000 emplois indirects au niveau de la région, mais devrait en créer 140 nouveaux en deux ans sur le site de Saint-Saulve", s'est réjoui le PDG d'Ascoval, Cédric Orban, dans un communiqué.

La nouvelle a été accueillie par des applaudissements nourris des salariés, réunis pour une assemblée générale sur le site. "Je voudrais vous dire toute mon émotion (...). Je pense à vos familles qui ont souffert avec vous", a lancé le directeur de l'usine, Franck Dourlens.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a salué "une bonne nouvelle" pour l'industrie française.

L'Etat a participé au financement de la reprise

Créée en 1975 par Vallourec et devenue Ascoval en 2017, l'aciérie de Saint-Saulve attendait un repreneur depuis la liquidation judiciaire, en février 2018, du groupe Asco Industries, à qui le sidérurgiste Vallourec avait cédé 60% de l'usine, tout en conservant 40% des engagements de commandes. Fin janvier 2018, une entreprise suisse avait acquis la plupart des actifs d'Asco Industries, sans inclure Ascova, qui était parti à la recherche de son propre repreneur.

Altifort a formulé une offre de reprise pour un montant de 152 millions d'euros. Le gouvernement s'est fortement impliqué dans les négociations, l'Etat s'engageant in fine à apporter 25 millions dans l'escarcelle.

Dès 2015 déjà, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, avait assuré devant les salariés de l'usine de Saint-Saulve qu'"il n'y aurait aucune fermeture de site et aucun départ contraint".

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