L'industrie vit des heures difficiles et attend la reprise

France 2

Dans une entreprise de pièces pour l'automobile et le ferroviaire, la reprise n'est toujours pas au rendez-vous et le recours au chômage partiel fréquent.

On ne compte plus les indicateurs alarmants sur la santé de l'économie française. Dans l'industrie, 15% des postes seraient menacés à l'horizon 2022, soit environ 463 000 emplois. La métallurgie est le secteur le plus menacé. Dans une entreprise qui travaille pour l'automobile et le ferroviaire à Gondecourt (Nord), la situation est très délicate et l'activité fragilisée. Si l'activité à repris depuis un mois, certains salariés pourraient basculer en chômage partiel au mois de juillet. "Financièrement, ça va être dur. Ce n'est pas facile pour payer les factures, pour tout ce qui est de la vie courante, ce n'est pas évident. Mais on fait avec, on n'a pas le choix", confie Vincent Odot, ouvrier opérateur.

Un prêt garanti par l'État pour survivre

Il n'y a presque aucune commande pour les trois prochains mois, ce qui représente alors un casse-tête pour l'entreprise qui jongle avec le chômage partiel pour établir les plannings des ouvriers. "On n'a pas de visibilité sur les commandes sur un mois ou deux, donc on gère à la semaine", explique Maxence Vanlenberghe, chargé d'affaires. "Je tourne à 50% de mon effectif", indique-t-il. Pour l'instant, l'entreprise survit avec un prêt garanti par l'État à hauteur de 400 000 euros. "C'est jusqu'en avril 2021, il faut que d'ici là, on soit revenu à une situation normale pour qu'on puisse sortir des prêts garantis par l'État, et pas penser vivre avec indéfiniment", prévient Gilles Conesa, président du groupe Kepra.

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