Fessenheim : une "usine à défendre, quitte à l'occuper" pour la CGT

Banderole sur le site de Fessenheim, dénonçant la fermeture de la centrale, le 10 janvier 2017.
Banderole sur le site de Fessenheim, dénonçant la fermeture de la centrale, le 10 janvier 2017. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Le conseil d'administration doit se prononcer, mardi, sur l'indemnisation par l'État en cas de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Tous les syndicats sont contre le processus. La CGT a déclaré qu'elle "occuperait l'usine si nécessaire".

Le conseil d’administration d’EDF doit se prononcer mardi 24 janvier sur la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin. Il s’agit de voter le processus d'indemnisation d'EDF par l'État en cas de fermeture à l'horizon 2020.

Il y a 18 administrateurs, dont six salariés, qui voteront contre, et six représentants de l'État qui ne s'exprimeront pas, car ils ne peuvent pas être juge et parti. Tous les syndicats s'élèvent contre la fermeture. "Il y a des zones à défendre pour certains, il y a des usines à défendre pour la CGT, quitte à les occuper si nécessaire, dont celle de Fessenheim" a déclaré sur franceinfo, Philippe Page Le Merour, un des responsables de la CGT d'EDF.

"Pour la CGT, il y a des usines à défendre" déclare un des responsables CGT d'EDF
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Pour ce syndicaliste, "une usine à défendre, c’est une usine qui fonctionne, qui est rentable". Pour lui, "Fessenheim c'est une usine qui produit, pour le service public, un produit de première nécessité qui s'appelle l'électricité". De son côté, l'ONG Greenpeace a publié, mardi, un communiqué où elle estime que fermer Fessenheim est "le meilleur investissement qu'EDF puisse faire".

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