Fessenheim : fermer la centrale "est le meilleur investissement qu’EDF puisse faire" selon Greenpeace

L\'entrée de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin.
L'entrée de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Le conseil d'administration d'EDF doit statuer, mardi, sur l'indemnisation par l'État en cas de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Dans un communiqué, l'ONG Greenpeace estime qu'une fermeture serait "le meilleur investissement" d'EDF.

Le conseil d'administration d'EDF doit se prononcer, mardi 24 janvier, sur le processus d'indemnisation par l'État en cas de fermeture de la centrale de Fessenheim. Le site, situé dans le Haut-Rhin et dont l'État détient 85%, pourrait être fermé à l'horizon 2020.

Fermer Fessenheim est le meilleur "investissement" qu’EDF puisse faire, souligne Greenpeace, dans un communiqué publié mardi. "L’entreprise, au bord de la faillite, n’a plus les moyens de sa politique nucléaire", ajoute l'ONG.

Une des centrales les plus dangereuses selon Greenpeance

Selon Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace, "à l’analyse des bilans financiers d’EDF, on se rend compte que prolonger des réacteurs coûtera en fait plus cher à EDF que les fermer".

Pour Greenpeace, cette fermeture est une nécessité, car elle estime qu'il s'agit d'une "des plus vieilles et plus dangereuses centrales de France"  et que la sécurité n'y est pas optimale. "Le réacteur 2 est à l’arrêt depuis plus de 7 mois et n’est pas près de redémarrer, étant donné la gravité de l’anomalie", précise Yannick Rousselet. "Il faut tordre le cou aux idées reçues : le nucléaire ne permet pas de réduire les émissions de CO2", conclut-il.

Vous êtes à nouveau en ligne