Le maire de Fessenheim "en colère" face "à l'injustice de la fermeture" de la centrale nucléaire et "à l'impréparation de celle-ci"

Le maire de Fessenheim, Claude Brender devant la centrale nucléaire, le 14 mars 2017.
Le maire de Fessenheim, Claude Brender devant la centrale nucléaire, le 14 mars 2017. (HERVE KIELWASSER / MAXPPP)

Le décret confirmant l'arrêt des réacteurs de la plus vieille centrale nucléaire de France est paru mercredi au Journal officiel.

"Ce combat, on l'a perdu", a regretté mercredi 19 février sur franceinfo le maire de Fessenheim, Claude Brender, en réaction à la parution au Journal officiel d'un décret confirmant l’arrêt de la centrale nucléaire de sa ville. Le premier réacteur sera arrêté le 22 février, tandis que le deuxième le sera le 30 juin. "C'est la colère qui prédomine par rapport à l'injustice de cette fermeture et à l'impréparation de celle-ci", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas une surprise, c'est plutôt le début d'une autre aventure qui démarre pour la commune", a poursuivi Claude Brender avant d'énumérer les défis auxquels la commune de Fessenheim et ses alentours vont être confrontés. "Ce sont surtout des problèmes qui arrivent face auxquels, pour l'instant, nous sommes encore dans le flou."

"La survie de 29 communes est en jeu"

"Une partie des agents EDF va quitter la commune pour aller sur d'autres sites", a déploré le maire. "Nous perdons quand même plus de 1 000 emplois indirects sur le site, 2 200 emplois avec les induits et les indirects qui sont supprimés avec la fermeture de Fessenheim." Selon lui, "il va y avoir des commerces en souffrance". S'ajoute à cela "une perte conséquente de la fiscalité", a poursuivi Claude Brender. "Pour l'instant nous n'avons aucune certitude, aucune décision gouvernementale qui va dans le bon sens", a jugé le maire de Fessenheim.

"Tout cela n'a pas été anticipé, il n'y a pas de suite sur le site même, pas de nouvelle activité industrielle sur le territoire pour prendre le relai, pas d'emplois créés pour remplacer ceux qu'on va perdre", a regretté Claude Brender.

Comment est-ce qu'on va vivre ?Claude Brender, le maire de Fessenheimà franceinfo

Le maire de Fessenheim réclame des autorités des réponses "plus immédiates", notamment sur le plan fiscal. "C'est la survie des 29 communes et d'une intercommunalité qui est en jeu."

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