Niches fiscales : le secteur du BTP inquiet

France 3

Bercy a rendu sa copie pour le financement des 5 milliards d'euros de baisse d'impôt à destination des classes moyennes. Pour le gazole non routier, la niche fiscale sera rabotée dès l'été prochain. 

Sur beaucoup de chantiers, les véhicules des entreprises de BTP tournent au gazole non routier. Et le coût est important : 600 000 € par an. Mais avec la fin de l'avantage fiscal, la facture de carburant pourrait s'envoler. "L'augmentation qui est envisagée par le gouvernement porterait ce coût de 600 000 à 900 000 €, ce qui représente 1% du chiffre d'affaires et donc pour nous c'est vraiment une perte de marge très sèche et très sévère", explique Valérie Fiastre, PDG d'EGA. 

Une disparition totale en 2022 


Ce coup de pouce fiscal en faveur des entreprises du bâtiment et des travaux publics sera réduit de 45% dès juillet 2020, pour disparaître totalement en 2022. Objectif du gouvernement, une économie de 900 millions d'euros, d'ici 2023. Une mesure qui inquiète le secteur du bâtiment. "Pour nos entreprises, c'est impossible de prendre à notre seule charge cette hausse de taxe. Au final, ce sont les consommateurs, l'utilisateur final qui devra payer la différence", affirme Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB).

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