Prélèvement à la source : "On ne mesure pas encore l'effet psychologique sur les fiches de paie de janvier et février"

Le sénateur LR Albéric de Montgolfier, en septembre 2015. 
Le sénateur LR Albéric de Montgolfier, en septembre 2015.  (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Le sénateur LR d'Eure-et-Loir, Albéric de Montgolfier, a estimé sur franceinfo que l'impact psychologique de la mesure reste "une grande inconnue". 

"On ne mesure pas encore l'effet psychologique sur les fiches de paie de janvier et février", a estimé vendredi 28 décembre sur franceinfo Albéric de Montgolfier, sénateur LR d’Eure-et-Loir, rapporteur général du Budget 2019, alors que le prélèvement de l'impôt à la source entrera en vigueur au 1er janvier 2019.

"C'est la grande inconnue. On annonce un certain nombre de mesures pour le pouvoir d'achat, il y a des attentes, a-t-il estimé, mais dans la pratique, un certain nombre de salariés ou de retraités se rendront compte que le net qu'ils touchent sur leur compte bancaire sera un peu inférieur", a dit craindre le sénateur. Du fait de la réforme, la somme que l'employeur versera directement au salarié se trouvera diminuée dès fin janvier pour ceux qui paient l'impôt, alors même que les mesures de soutien au pouvoir d'achat adoptées en décembre après le mouvement des "gilets jaunes" ne seront pas toutes entrées en vigueur.

En cause notamment, la prise en compte des réductions d'impôt. "Le taux de prélèvement ne tiendra pas compte des réductions d'impôt", dont un acompte de 60% sera versé dès le 15 janvier. "Dans la pratique, les contribuables seront souvent plus prélevés qu'ils auraient dû l'être. Leur taux de prélèvement sera supérieur à leur taux effectif et il y aura ensuite une régularisation", s'est inquiété l'élu.

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