Prélèvement à la source : l'année blanche 2018 a représenté un manque à gagner de 81,1 milliards pour l'Etat

Le ministère de l\'Economie et des Finances, le 26 octobre 2019 à Paris.
Le ministère de l'Economie et des Finances, le 26 octobre 2019 à Paris. (AMAURY CORNU / HANS LUCAS / AFP)

Techniquement, cette neutralisation de l'impôt s'est faite via un crédit d'impôt modernisation du recouvrement.

La mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu a eu un coût important pour les finances publiques. La mise en place d'une année blanche en 2018 dans ce cadre a représenté un manque à gagner de 81,1 milliards d'euros à l'Etat, a annoncé jeudi 7 novembre le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

Lors de l'instauration du prélèvement à la source en 2019, le gouvernement a décidé ne pas taxer les revenus courants de 2018 (salaires, pensions, etc.), car cela aurait entraîné une double imposition pour les ménages cette année-là. Techniquement, cette neutralisation de l'impôt s'est faite via un crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR).

Près de 6 milliards de réductions d'impôts

"75,2 milliards d'euros ont été imputés en moindres recettes" au budget de l'Etat, via ce CIMR a indiqué Gérald Darmanin lors d'une audition devant les députés de la Commission des Finances. Par ailleurs, 5,9 milliards ont été restitués aux ménages en réductions ou crédit d'impôts qui ont été maintenus malgré l'année blanche, a-t-il ajouté.

Au total donc, s'il n'y avait pas eu d'année blanche, l'Etat aurait dû récupérer 81,1 milliards d'euros payés par 18,5 millions de foyers au titre de l'impôt sur le revenu de 2018, a précisé le ministre.

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