Les Panama Papers mis en ligne, avec l'espoir de nouvelles révélations

Les documents du cabinet d\'avocat Mossack Fonseca ont été mis en ligne par Consortium international des journalistes d\'investigation (ICIJ).
Les documents du cabinet d'avocat Mossack Fonseca ont été mis en ligne par Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ). (RODRIGO ARANGUA / AFP)

Les documents qui ont alimenté le scandale sont en partie accessible au public. 

Les Panama Papers sont en ligne. Ces documents, qui ont alimenté une cascade de révélations sur l'évasion fiscale, sont en partie accessibles au public depuis lundi 9 mai au nom de la "transparence" mais également dans l'espoir de débusquer de nouveaux scandales. "C'est un cheminement naturel vers la transparence pour permettre à la société civile d'obtenir les informations de base sur les Panama Papers", a expliqué Gerard Ryle, directeur du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), qui a fait éclater le scandale.

Chaque internaute peut désormais consulter une base de données fondée sur les millions de documents du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Il y trouvera notamment les noms du Premier ministre islandais récemment contraint à la démission, Sigmundur David Gunnlaugsson, et l'ex-ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac, emporté par un scandale d'évasion fiscale en 2013.

"Les gens pourront nous transmettre des tuyaux"

Cette  base de données de quelque 214 000 sociétés-écrans et particuliers disséminés dans 21 paradis fiscaux représente la "plus importante" publication sur les sociétés-écrans et leurs propriétaires réels, assure l'ICIJ dans un communiqué. Mais elle ne rend toutefois que partiellement compte des quelque 11,5 millions de documents des Panama Papers qui n'ont, d'après l'ICIJ, pas encore livré tous leurs secrets.

"Il y a tellement de documents. C'est impossible de savoir ce que vous ratez jusqu'à ce que vous trouviez quelque chose", assure Ryle, qui estime qu'il faudra encore "plusieurs mois" avant de les explorer en intégralité. "Les gens vont trouver des noms importants que nous avons ratés. Ils pourront contacter l'ICIJ et nous transmettre des tuyaux", affirme l'ancien journaliste d'investigation en Australie et en Irlande.

Son organisation, basée à Washington, en a fait l'expérience après avoir mis en ligne des bases de données sur les précédents scandales des "Offshore Leaks" et des "LuxLeaks", sur des accords fiscaux secrets entre les multinationales et le Luxembourg. Plus de 500 "tuyaux" étaient alors parvenus à l'ICIJ, conduisant, pour certains, à de nouvelles révélations.

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