Taxe d'habitation : les contribuables déçus, les élus soulagés

FRANCE 2

Mardi 4 juillet, le Premier ministre a reporté plusieurs réformes fiscales, notamment celle de la taxe d'habitation, censée redonner du pouvoir d'achat aux ménages. La promesse de campagne était que 80% des foyers ne la payent plus l'an prochain. Il faudra attendre la fin du quinquennat.

Sur le marché de Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne), sans grande surprise, l'annonce du report de la réforme sur la taxe d'habitation par le Premier ministre fait des déçus : "Je suis un peu déçu, les promesses, c'est bien beau, mais il faut les tenir dans les délais qu'ils ont prévu", ironise un homme interrogé sur le marché.

20% du budget de la commune

D'autres habitants acceptent plus volontiers le report de ce cadeau fiscal, et pensent avant tout à l'équilibre budgétaire de leur ville : "Il faut que ça rentre dans les budgets, et pour 2018 ça ne rentre pas, donc peut-être après, on attend... Mais bon, on la paye déjà, donc ce sera du bonus", relativise un homme. Même son de cloche du côté de cette Ramonvilloise, pour qui "Les maires n'auront plus cet argent à disposition pour leur commune. Ils vont avoir moins d'indépendance et d'autonomie. Donc que ce soit reporté ne me gêne pas trop". À la tête de cette commune proche de Toulouse, un maire socialiste, qui explique avoir "400 agents, titulaires, non titulaires", payés en partie par la taxe d'habitation, qui représente 20% du budget de la commune. Pour Christophe Lubac, ce report est donc un soulagement.

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