Prélèvement à la source : "Ces bugs techniques ont bon dos pour préparer les esprits à une reculade politique"

Jean-François Copé, le maire de Meaux et ancien ministre du Budget, soutient le prélèvement à la source.
Jean-François Copé, le maire de Meaux et ancien ministre du Budget, soutient le prélèvement à la source. (VALERY HACHE / AFP)

L'ancien ministre du Budget Jean-François Copé affirme que l'administration fiscale est prête à appliquer la réforme. Si le gouvernement recule, ce sera pour une raison politique et non technique, soutient-il.

"Ces bugs techniques, qui viennent de nulle part, qui sont annoncés tout d'un coup, ont bon dos pour peut-être préparer les esprits à une reculade, non pas technique mais politique", a estimé dimanche 2 septembre sur franceinfo le maire de Meaux et ancien ministre du Budget, Jean-François Copé, après la publication par le journal Le Parisien d'une note faisant état de centaines de milliers d'erreurs lors de la phase de test du prélèvement de l'impôt à la source.

>> DIRECT. Retrouvez les dernières informations concernant la mise en place (ou non) du prélèvement de l'impôt à la source

Jean-François Copé ne croit "pas du tout" à ces "soi-disant bugs". Il "regrette de voir que le politique se cache derrière les bugs techniques qui ne sont pas légion, loin s'en faut, pour en réalité une reculade politique".

Les bugs sont inévitables mais c'est une "très bonne réforme"

Pour l'ancien ministre du Budget, renoncer au prélèvement à la source serait "vraiment une erreur pour un président et un gouvernement qui veulent incarner la modernisation du pays, et un désaveu pour l'administration". Faire marche arrière "laisserait sous-entendre que l'administration n'est pas capable de mettre en place ce système, ce qui est faux", insiste Jean-François Copé. Il explique qu'il connaît "bien le directeur général des finances publiques", et sait "qu'il commande une administration remarquable et parfaitement capable de mettre tout cela en place".

Jean-François Copé reconnaît qu'il y "aura forcément des bugs. C'est la vie. On les récupère, on les rétablit. On discute avec son administration fiscale", explique celui qui considère qu'il s'agit d'"une très bonne réforme".

Vous êtes à nouveau en ligne