Crédits d'impôt et dons aux associations : "C'est un choix de pouvoir d'achat des Français"

Laurent Saint-Martin, vice-président de la commission des finances, député LREM du Val-de-Marne.
Laurent Saint-Martin, vice-président de la commission des finances, député LREM du Val-de-Marne. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Alors qu'Edouard Philippe a annoncé des aménagements possibles pour notamment les crédits d'impôt et les dons aux associations, le député LREM Laurent Saint-Martin estime que ces mesures étaient "un choix de pouvoir d'achat des Français".

Laurent Saint-Martin, vice-président de la commission des Finances, député LREM du Val-de-Marne, a affirmé mercredi 5 septembre que les mesures annoncées, hier mardi sur TF1, par le Premier ministre en faveur des crédits d'impôt étaient "un choix de pouvoir d'achat des Français".

"C'est un choix fort qui a été fait"

Edouard Philippe a annoncé des aménagements possibles pour notamment les crédits d'impôt et les dons aux associations. Une avance de 60% sera faite aux contribuables concernés : "C'est un choix fort qui a été fait, un choix de pouvoir d'achat des Français. Qui dit trésorerie avancée dit pouvoir d'achat pour les Français", a-t-il assuré. Le Premier ministre a confirmé hier mardi que le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu débutera bien le 1er janvier 2019 : "C'est une bonne nouvelle pour les Français (...) Ca sera un impôt et une méthode de prélèvement de l'impôt plus simple pour les Français", a-t-il réagi.

A propos des atermoiements des derniers jours de l'exécutif, le député le justifie par une volonté de s'assurer de la bonne application de la réforme.

On parle d'une réforme qui concerne des millions de Français. Tous les imposables. Ce n'est quand même pas neutreLaurent Saint-Martinà franceinfo

"On n'a pas le droit d'avoir des couacs, estime-t-il. Qu'il y ait des petits ajustements au début de la semaine prochaine, c'est une chose, mais par contre qu'il y ait des bugs massifs importants qui empêchent la mise en place du prélèvement à la source, ce n'était pas acceptable." "C'est cela que le président de la République a voulu vérifier auprès du ministre des Comptes publics. Les réponses ont été satisfaisantes", a-t-il assuré.

"C'est s'assurer qu'une mesure extrêmement lourde à mettre en place, extrêmement complexe à mettre en place, se passe sans difficulté, poursuit Laurent Saint-Martin. On touche au portefeuille des Français, on touche à l'impôt des Français. C'est important et sensible." "On peut difficilement reprocher au président de la République et à l'ensemble du gouvernement de s'assurer que tout soit parfaitement prêt techniquement avant la mise en œuvre. Je trouve même ça rassurant", conclut-il.

Vous êtes à nouveau en ligne