Prélèvement à la source : comment le gouvernement essaye de limiter la casse psychologique

FRANCE 2

Ne sera-t-il pas compliqué de convaincre les Français que leur pouvoir d'achat augmente quand leur salaire aura l'air de baisser ; comment le gouvernement compte-t-il s'y prendre ? Réponse avec Jean-Paul Chapel sur le plateau de France 2. 

Comment le gouvernement compte-t-il convaincre les Français que leur pouvoir d'achat ne sera pas amputé malgré l'important effet psychologique que risquera d'avoir le prélèvement à la source ? "Première astuce, la taille des caractères, dévoile le journaliste Jean-Paul Chapel sur le plateau de France 2 : un décret du Journal officiel (JO) précise que le salaire net avant impôts sera écrit 50% plus gros. Par exemple, pour un salarié qui touche aujourd'hui 2 000 euros nets par mois, c'est ce chiffre avant prélèvement qui va attirer le regard. La dernière ligne, moins flatteuse, c'est le salaire net après impôt : 1845 euros. C'est écrit en plus petit, mais c'est cette somme que le salarié touchera vraiment". 

Les effets de la baisse des cotisations

Deuxième ruse : le calendrier. "Si le prélèvement à la source a été décalé d'un an - je rappelle qu'initialement, c'était le 1er janvier 2018 - c'est pour laisser le temps de voir les effets de la baisse des cotisations", révèle le journaliste. La première étape était en janvier dernier ; la seconde sera en octobre prochain. Un salarié payé au SMIC gagnera en net 14,23 euros de plus par mois, et le verra sur sa feuille de paie d'octobre, donc avant le prélèvement à la source. "Enfin, conclut le journaliste, dernier argument du gouvernement à l'intention des contribuables mensualisés : le montant du prélèvement sera moindre que les mensualités actuelles, car l'impôt sera payé en 12 fois, au lieu de 10 aujourd'hui".

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