Mémoire d'écran : le casse-tête des impôts

France 2

L'impôt est un sujet qui cristallise les critiques et ce depuis sa création en 1914. Des mots très forts étaient alors employés. Les comiques et les chanteurs ont souvent été très inspirés.

Rire des impôts si mal aimés depuis leurs origines. 1914, la France doit financer l'effort de guerre, il faut trouver de l'argent. Ce sera l'impôt sur le revenu créé par le ministre Joseph Caillaux. Les caricaturistes se déchaînent. L'impôt, un hold-up ! Pensez donc, obliger le Français à déclarer ce qu'il camoufle dans son bas de laine, c'est comme un gros mot à l'époque. Pauvre citoyen obligé de cracher ses pièces d'or sous le pressoir activé par le grand méchant fisc. Dans les années 1950 alors que les foyers imposables se multiplient, la télé essaie toujours de faire passer la pilule avec humour. En 1966, les Français paient encore leurs impôts en liquide, résultat des queues interminables aux guichets.

L'exil des stars nationales

L'inspecteur des impôts lance alors un appel : "payez par chèque. N'oubliez surtout pas de mettre le papillon au dos du chèque. Inutile de mettre une lettre à l'appui si vous n'avez rien de spécial à déclarer". Personne ne digère cette ponction sur le revenu, alors les chanteurs commencent à chanter misère. C'est alors que le Français des années 1970 trouve une drôle de parade : la fraude. En 1981, c'est le coup de tonnerre. C'est la création de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pour éviter d'être contrôlé au fil des années on découvre au cours des années 1990 et 2000 que nos stars nationales, parfois, s'exilent. Bientôt plus personne ne pourra y échapper avec la déclaration de revenus sur internet.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne