Le prélèvement de l'impôt à la source "n'est pas nécessaire", selon le président de la commission des finances

Gilles Carrez, le président de la commission des Finances de l\'Assemblée nationale, le 30 mars 2016. 
Gilles Carrez, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le 30 mars 2016.  (MAXPPP)

La veille, Chrisian Eckert avait assuré que le prélèvement ne sera pas remis en cause après la présidentielle 2017, même en cas de victoire de la droite. 

Si la droite remporte les prochaines élections, "il faudra revenir" sur la mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. C'est ce qu'a affirmé Gilles Carrez, le président Les Républicains de la commission des finances de l'Assemblée nationale, sur Europe 1, lundi 1er août. D'après lui, cette réforme "n'est pas nécessaire".

"On va avoir des problèmes de confidentialité avec ce nouveau système, ça va créer une charge pour les employeurs", a assuré Gilles Carrez. Selon lui, la mise en place du prélèvement à la source, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2018, "est de nature politique". "C'est l'idée de fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG et ça c'est très dangereux pour les classes moyennes et les classes moyennes supérieures", a-t-il ajouté.

La veille, Chrisian Eckert avait assuré que le prélèvement ne sera pas remis en cause après la présidentielle 2017. "Je suis persuadé que personne ne reviendra sur cette réforme, parce qu'elle est souhaitée par les Français, et qu'elle est souhaitable, juste et moderne, a déclaré le secrétaire d'Etat au Budget, dans les Dernières nouvelles d'Alsace.