Baisse de l'impôt sur le revenu dès janvier : le gouvernement se défend de tout "cadeau électoral"

Christian Eckert, secrétaire d\'Etat au Budget, le 23 novembre 2016 à l\'Assemblée nationale.
Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, le 23 novembre 2016 à l'Assemblée nationale. (LEON TANGUY / MAXPPP)

Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget, a nié toutes visées électorales, vendredi au micro de France Bleu Lorraine, après l'annonce de la décision d'appliquer la baisse de l'impôt sur le revenu plus tôt que prévu. 

La baisse de l'impôt sur le revenu promise aux ménages pour l'année 2017 s'appliquera plus tôt que prévue. Elle prendra effet dès le mois de janvier, et non en août, comme cela aurait dû être le cas. Les députés ont voté un amendement en ce sens dans la nuit de jeudi à vendredi, sur proposition du gouvernement.

"Il n'y a pas lieu de se raccrocher à quelque idée de cadeau électoral", a commenté vendredi 16 décembre le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, répondant aux critiques de l'opposition. "C'est tout simplement stupide. (…) Aujourd'hui, on nous dit que les lois mettent trop de temps à se décider et qu'elles mettent encore plus de temps à s'appliquer. Et là, le Parlement prend une décision que nous mettons en œuvre dès le mois de janvier", a-t-il souligné au micro de France Bleu Lorraine.

Cinq millions de bénéficiaires

Cette baisse d'impôts doit bénéficier à cinq millions de contribuables et représente au total un milliard d'euros. Normalement, les mensualités sont calculées en divisant par dix le montant d'impôt de l'année précédente et n'intègrent donc pas, dès janvier, les modifications votées en loi de finances. Cette fois, elles s'appliqueront dès début 2017. "Vous savez, des élections, il y en a régulièrement, et des décisions fiscales, il y en a aussi toute l'année", a conclu Christian Eckert.

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