Fonds d'investissement dans les Îles Caïmans, résidences fiscales à l'étranger : Dany Boon a recours à de l'optimisation fiscale, d'après Mediapart

Dany Boon, le 13 mai 2018, pendant le Festival de Cannes. 
Dany Boon, le 13 mai 2018, pendant le Festival de Cannes.  (VALERY HACHE / AFP)

D'après une enquête du site d'information, l'acteur "enchaîne les résidences fiscales à l'étranger, avec des investissements dans des fonds spéculatifs controversés".

Il avait affirmé à plusieurs reprises être heureux de payer ses impôts en France. Mediapart égratigne l'image de Dany Boon, mercredi 23 janvier, en révélant que l'acteur aurait recours à des techniques d'optimisation fiscal. D'après une enquête vidéo du site d'information, le réalisateur de Bienvenue chez les Ch'tis "enchaîne les résidences fiscales à l'étranger, avec des investissements dans des fonds spéculatifs controversés".

L'acteur disposerait en effet de résidences fiscales aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et aurait investi à une dizaine de reprises dans des fonds spéculatifs voraces, nommés "Hedge Funds", notamment en 2014 et 2015, en passant par des paradis fiscaux aux Bahamas et les îles Caïmans. Contacté par l'AFP, Dany Boon n'a pas souhaité faire de commentaires.

Dans cette enquête, Mediapart explique s'appuyer sur des documents. "C'est la mise en scène par Dany Boon de son patriotisme fiscal qui a suscité un mouvement de sources vers nous", estime le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi dans cette enquête. En mars 2018, l'acteur avait en effet assuré sur France 5 avoir refusé de créer une structure au Luxembourg pour diminuer ses impôts. "Je voulais payer mes impôts en France." Un mois plus tôt, dans l'hebdomadaire Marianne, il avait assuré payer "50% d'impôts en France". "J'ai gagné cet argent grâce à mon pays, à l'éducation que j'y ai reçue, c'est normal que ça lui revienne", affirmait-il alors.

Vous êtes à nouveau en ligne