Les propriétaires proposent des logements "low cost" pour répondre à la crise

Des maisons en préfabriqué à 50 000 euros, à Ploërmel (Morbihan), en 2006. L\'Union nationale des propriétaires immobiliers propose des logements low cost pour répondre à la crise.
Des maisons en préfabriqué à 50 000 euros, à Ploërmel (Morbihan), en 2006. L'Union nationale des propriétaires immobiliers propose des logements low cost pour répondre à la crise. (ANDRE DURAND / AFP)

L'Union nationale des propriétaires immobiliers suggère de construire des logements dépourvus de "tout superflu", ascenseurs inclus.

IMMOBILIER - "La question est simple : voulons-nous des logements parfaits, avec des centaines de milliers de demandeurs de logements, ou voulons-nous mettre en œuvre des moyens pratiques nouveaux pour répondre aux besoins ?" interroge sans détour l'Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi), jeudi 20 septembre (PDF)

"Tout ce qui relève du superflu doit être banni", affirme l'organisation, qui suggère la construction de logements à bas prix pour répondre à la crise du logement. Exemple ? Les ascenseurs, que l'Unpi propose de supprimer, quitte à n'offrir l'accès aux handicapés qu'aux seuls appartements "situés en rez-de-chaussée". Autre piste : recourir à la préfabrication ou la fabrication en série d'éléments du bâtiment "comme des modules de salle de bain ou de cuisine".

Un coût de construction réduit de moitié

"Ce ne sera pas un logement au rabais, mais un logement moins cher et d'aussi bonne qualité", a expliqué Jean Perrin, président de l'Unpi, qui préfère parler d'"habitat essentiel" plutôt que "low cost". Tout en comparant l'idée à celle des vols et des voitures à bas prix. Il compte ainsi réduire "pratiquement de moitié" le prix de la construction, à 900 euros le m2 contre 1 400 à 1 700 euros actuellement.

L'Unpi souhaiterait que ce type de construction atteigne le seuil des 5% de logements en France, en priorité pour les bailleurs privés, mais aussi pour les organismes HLM ou même l'accession à la propriété. Ces immeubles ne seraient pas voués à durer indéfiniment, ce qui, admet l'Unpi, bouleverserait "la culture de protection du bâtiment" dans l'Hexagone.

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