Trêve hivernale: certaines familles expulsées avant le 1er novembre

FRANCE 3

La trêve hivernale débute le 1er novembre. Comme chaque année plus aucune expulsion ne sera possible jusqu'à la fin du mois de mars. Mais avant cette trêve, des familles entières se retrouvent sans logement faute de règlements de leur loyer.

Sylvain et sa femme dorment depuis une semaine dans un camping-car, comme solution d'urgence, depuis qu'ils ont été expulsés de leur logement : "On a un petit chauffage qu'on nous a prêté (..) on se réveille le matin on a les oreillers qui sont trempés, les joints des fenêtres ne sont pas forcément étanches donc oui j'appréhende", explique Sylvain, expulsé. Sans l'aide des grands-parents qui hébergent les deux enfants du couple, la famille dormirait dans la rue, alors qu'elle vit avec 420 euros par mois de pension d'invalidité.

Jeudi 24 octobre, des gendarmes et huissiers de justice expulsent le couple du logement social qu'ils occupent depuis onze ans."J’ai été sous le choc de voir autant de gendarmes pour nous, confie Sylvain, je me suis dit je ne suis pas un criminel, on sait qu'on a nos torts sinon on n'aurait pas été expulsés".

Aucune solution de relogement

Le couple affirme qu'aucune solution de relogement ne leur a été proposée tandis que le bailleur met en avant des défauts de paiements répétés. Ce dernier estime que l'expulsion leur avait été notifiée suffisamment en amont pour trouver une solution de repli. "Ils étaient au courant que c'était un risque, que ça pouvait arriver", confirme Gaelle Doaré, chargée de contentieux chez Néotoa. "Il est évident que la trêve hivernale arrive dans quelques jours, mais les délais d'expulsion nous n'en sommes pas maîtres", ajoute-t-elle.

En 2018, 16 000 familles ont été expulsées de leur logement, ce qui représente 40% de plus qu’'il y a dix ans.

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