Toulouse : mal-logement, la face noire de la ville rose

FRANCEINFO

À Toulouse (Haute-Garonne), les prix de l'immobilier grimpent, laissant migrants et travailleurs précaires sans domicile. 

Une famille colombienne vit dans sa voiture. "C'est effrayant, on se réveille pendant la nuit, on a peur pour nos filles. Quand on nous a cassé la vitre pour nous voler nos affaires, on s'est rendu compte qu'on n'était pas en sécurité. On a peur d'y retourner", confie Maribel Vanegas, sans domicile fixe. Le 4 février, le plus grand squat de Toulouse (Haute-Garonne) prend feu et 500 personnes sont évacuées. Désormais, elles errent dans la rue, sans solution. En 2019, la mairie de la ville a recensé 4 300 sans-logis.

"Il faut arrêter la spéculation immobilière"

Comme dans toute l'Occitanie, la situation s'aggrave. "Il n'y a pas que les migrants qui sont mal logés, il y a aussi des gens qui travaillent avec des petits boulots, qui ne peuvent pas accéder au logement. (...) Il faut arrêter la spéculation immobilière", explique Monique Langebine, de la Ligue des droits de l'homme. Pourtant, Toulouse compte 23 000 logements vacants. Les associations comptent sur le maire pour réquisitionner ces habitations.

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