Hôtellerie-restauration : les "extras" laissés sur le carreau

Appelés plus ou moins souvent en renfort en fonction des besoins, les "extras" constituent un rouage essentiel du secteur de l'hôtellerie-restauration. En raison de la crise sanitaire, ils sont confrontés à une situation très difficile.

Servir le thé, dresser une table : des gestes que Myriam Hecq connaît par cœur. Maître d'hôtel, elle travaille comme "extra" en fonction des besoins, pour des traiteurs lors de mariages ou de soirées d'entreprise par exemple. Avec la crise sanitaire et deux confinements, elle n'a eu que quelques contrats en juin. Depuis, plus rien. 

Quelques économies pour s'en sortir

"Ma carrière, notre vie de famille, notre avenir sont en train de me glisser entre les mains, témoigne Myriam. Et cela, c'est quelque chose d'insupportable à mes yeux." Nathalie Savariau travaille elle aussi en "extra" dans la restauration. Avant la crise, elle avait pour habitude d’officier dans le quartier d'affaires de la Défense. "Si le télétravail se développe et que les entreprises n'ont plus les budgets, je ne sais pas si je pourrai revenir," souffle cette mère célibataire, qui s'en remet à des aides de la CAF (Caisse d'allocations familiales) et à ses économies pour subvenir aux besoins de son fils.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne