Hôtellerie : les taxes de séjour toucheront aussi les sites d'échanges d'appartements

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le 30 octobre 2014 à l\'Elysée.
Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le 30 octobre 2014 à l'Elysée. ( MAXPPP)

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, également en charge du Tourisme, a détaillé, vendredi, les barèmes de la taxe de séjour.

Airbnb n'y échappera pas. Le ministre des Affaires étrangères, également en charge du Tourisme, Laurent Fabius a annoncé, vendredi 31 octobre, les barèmes de la taxe de séjour qui toucheront les hôtels, mais aussi les sites d'échanges d'appartements, comme le souhaitaient les professionnels du secteur.

Lors d'un déplacement au Mont-Saint-Michel (Manche), un des sites les plus visités de France, Laurent Fabius a précisé qu'un amendement au projet de budget sera déposé vendredi. Et, selon une source gouvernementale, il devrait être examiné à l'Assemblée nationale "dès la semaine prochaine".

75 centimes d'euros par jour pour Airbnb

Le ministre a qualifié ces hausses de "raisonnables", car elles sont moins fortes que ce qui avait pu être envisagé et "modernes", car elles toucheront des hébergements non-traditionnels, et accessibles via internet, comme la location chez les particuliers.

Les hôtels non classés et "établissements de caractéristiques équivalentes" seront taxés à hauteur de 0,75 euro, contre 0,40 euro par jour. C'est ce barème qui s'appliquera désormais aux hébergements type Airbnb. Les établissements comportant une seule étoile resteront taxés à 0,75 euro par personne et par nuit. La taxe est aussi inchangée pour les 2 étoiles à 0,90 euro.

Mais elle passe de 1 à 1,5 euro pour les 3 étoiles, de 1,5 à 2,25 euros pour les 4 étoiles, et double pour les 5 étoiles passant de 1,5 à 3 euros. Enfin une taxe spécifique aux palaces (jusqu'ici classés dans les 5 étoiles et plus) est créée à 4 euros par personne et par nuit.

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