VIDEO. Pourquoi des pilotes d'Air France entament une grève lundi

J. DUPERRAY / FRANCE 2

Les pilotes sont opposés aux conditions d'expansion de la filiale à bas coûts de la compagnie. Air France devrait être paralysée à 50% par une grève, à moins d'avancées dimanche dans les négociations entre la direction et le principal syndicat.

Le low cost : c'est le cœur du conflit social chez Air France. Les vols de la compagnie seront affectés dès lundi 15 septembre par une grève massive des pilotes qui s'opposent au projet de la direction de développer Transavia, la filiale à bas coût de la compagnie aérienne. Le SNPL (majoritaire) a appelé à la grève reconductible du 15 au 22 septembre. Le Spaf, deuxième syndicat, et Alter (non représentatif) jusqu'au 18.

Le SNPL, dénonce un projet "d'externalisation et de délocalisation". Tandis que le Spaf, deuxième syndicat, craint que Transavia, qui embaucherait des pilotes sous contrat de travail de droit étranger, ne devienne "la norme d'embauche" pour les pilotes.

Les pilotes veulent conserver leurs conditions de travail

Les conditions de travail et les rémunérations des pilotes d'Air France sont globalement plus avantageuses. Le SNPL tient à les conserver et explique que le coût des pilotes d'Air France dépend d'abord du "modèle d'exploitation" de la maison mère, qui prévoit des passages entre chaque vol par le hub de Roissy, et "pas du système de rémunération".

Le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac, a rejeté cette semaine la principale revendication des syndicats : un contrat unique pour les pilotes aux conditions actuelles d'Air France, pour tous les avions de plus de 100/110 places, quelle que soit la compagnie du groupe Air France (Air France, Hop!, Transavia). 

Le SNPL a indiqué avoir été convié à une ultime réunion avec la direction, dimanche à 15 heures. "Les négociations se poursuivront jusqu'à ce soir", a confirmé Air France. Une grève d'une semaine serait le plus long conflit mené par des pilotes de la compagnie depuis 1998.

Vous êtes à nouveau en ligne