Loire : l'usine chimique SNF en grève depuis près d'une semaine

Le site SNF d\'Andrézieux-Bouthéon en novembre 2009.
Le site SNF d'Andrézieux-Bouthéon en novembre 2009. (MAXPPP)

Les syndicats veulent obtenir une revalorisation salariale et comptent écrire à la préfecture pour obtenir la médiation des services de l'Etat. 

L'usine chimique SNF d'Andrézieux-Bouthéon (Loire) reste paralysée par un conflit social, samedi 23 juin, au lendemain d'une décision de justice déboutant la direction de sa demande d'expulsion du piquet de grève en place depuis lundi. Jour et nuit, le piquet de grève filtre les camions, hormis ceux transportant des produits dont la montée en température pourrait s'avérer dangereuse.

Le site et siège social du premier fabricant mondial de floculants (polymère pour le traitement de l'eau) emploie près de 1 200 personnes. La CGT et la CFDT ont lancé une grève pour obtenir une augmentation minimale de 80 euros par mois, ainsi qu'une prime annuelle exceptionnelle de 500 euros pour l'ensemble du personnel.

Bras de fer entre la direction et les syndicats

Vendredi soir, à l'issue d'une ultime réunion dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, la direction n'a pas satisfait les revendications des représentants CGT et CFDT des salariés. "Notre direction a même fait un retour en arrière en retirant sa proposition de mercredi d'augmentation mensuelle minimale de 35 euros pour les plus bas salaires", explique un délégué CFDT. Ce dernier ajoute que les syndicats vont écrire à la préfecture pour obtenir une médiation des services de l'Etat.

Le conflit s'enlise donc encore un peu plus, rapporte France Bleu Saint-Etienne Loire. Par ailleurs, des salaries non-grévistes, qui forment la majorité du personnel, commencent à se mobiliser et à critiquer très vertement les positions et les méthodes défendues par les grévistes.

Vendredi après-midi, le tribunal de grande instance de Saint-Etienne a débouté la direction du groupe qui avait assigné en référé quatre délégués syndicaux CGT et CFDT, pour obtenir l'expulsion du piquet de grève. Dans son ordonnance, le tribunal ordonne toutefois aux syndicalistes de "laisser libre accès aux véhicules de secours et aux camions transportant des produits dangereux, dont la température approche des 25°". Le site est classé Seveso.

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