Les syndicats CGT et FO des chauffeurs-routiers maintiennent leur appel à la grève

Des camions bloqués pendant une manifestation des \"gilets jaunes\" dans le Haut-Rhin, le 19 novembre 2018.
Des camions bloqués pendant une manifestation des "gilets jaunes" dans le Haut-Rhin, le 19 novembre 2018. (THIERRY GACHON / MAXPPP)

Des barrages sont possibles à partir de dimanche soir.

Les syndicats CGT et Force Ouvrière des chauffeurs-routiers maintiennent leur appel à la grève prévu à partir de dimanche 9 décembre à 22 heures. Malgré leur entretien jeudi 6 décembre avec la ministre des transports Elisabeth Borne, ils maintiennent la pression. Même s'ils ne sont pas majoritaires, des barrages sont possibles à partir de dimanche soir.

Un engagement du patronat sur les heures supplémentaires

Ce qui coince, c'est le paiement majoré de leurs heures supplémentaires, ils veulent que le patronat s'engage noir sur blanc à ne pas remettre en cause ces majorations. "Du côté patronal, on sait qu'il y en a certains qui vont tenter de mettre en œuvre la suppression d'indemnisation des heures supplémentaires telles qu'elles existent", explique Jean-Marc Lambert, qui représente la CGT Transports. 

Nous exigeons aujourd'hui que les patrons s'engagent par un accord qu'on peut faire ce soir, demain matin, à ne pas toucher à l'ensemble des indemnisations qui touchent à la rémunération des conducteurs. Si il y a des salariés qui se rassemblent sur le bitume, les poids-lourds ne passeront pasJean-Marcde la CGT Transports

La ministre des Transports appelle à l'apaisement

À demi-mot, la ministre des Transports Élisabeth Borne admet que les patrons du secteur ont eu tort de contester un décret sur ces heures supplémentaires devant le conseil d'État, ce n'était pas le moment. "Je ne doute pas que les organisations patronales auront aussi à cœur de rassurer les salariés. Et maintenant, place à l'apaisement et au dialogue", plaide Élisabeth Borne, qui appelle à l'apaisement. D'ici dimanche, si les patrons du secteur s'engagent, la grêve pourrait être levée. En tout cas pas question pour la CGT d'envoyer des routiers avec leurs chasubles rouges au milieu des "gilets jaunes"

Vous êtes à nouveau en ligne