VIDEO. "On les a surpris" : comment la police a réussi à encadrer les black blocs à Paris

france 2

Le 5 décembre, les défilés contre la réforme des retraites n'avaient pas donné lieu à de graves débordements. Les forces de l'ordre avaient effectué plus de 6 400 contrôles rien qu'à Paris. Mardi 17 décembre, elles s'attendent à la venue de 400 à 600 black blocs. Comment comptent-elles les gérer ?

En fin d'après-midi, mardi 10 décembre, derrière leurs bannières, une centaine de black blocs avaient pris la tête du cortège. À ce moment de la manifestation, ils sont bien visibles. Pourtant, ce jour-là, ni casse ni débordement. Le dispositif policier a fait ses preuves. En quelques minutes, 560 agents de la préfecture sont venus encadrer au plus près les éventuels casseurs. Une intervention décidée à un moment stratégique de la manifestation. "En rentrant le long des flancs de la manifestation, un peu tard, je pense qu'on les a un peu surpris", indique Jérôme Foucaud, directeur de l'ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris.

Les services d'ordre des syndicats en renfort

La police a attendu que les manifestants potentiellement violents se rassemblent en tête de cortège. Les effectifs situés dans les rues adjacentes sont ensuite venus encercler ces individus et les accompagner pas à pas jusqu'à la fin du rassemblement. Autre élément important pour éviter la casse : contrairement aux "gilets jaunes", les syndicats ont l'habitude de gérer ces rassemblements. Dans la foule, des hommes avec des brassards rouges sont là pour encadrer le cortège. Ils sont en contact permanent avec la police. Pour mardi, la préfecture de police a tout de même demandé aux commerçants sur le parcours de garder le rideau baissé. Le cortège ira de la place de la République jusqu'à la place de la Nation.

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