Grève contre la réforme des retraites : le blocage des raffineries est "illégal", avertit la secrétaire d'Etat à l'Economie

La secrétaire d\'Etat à l\'Economie, Agnès Pannier-Runacher, le 8 novembre 2019 à Paris.
La secrétaire d'Etat à l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, le 8 novembre 2019 à Paris. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)

La Fédération CGT de la Chimie appelle à un blocage de toutes les installations pétrolières pendant 96 heures, du 7 au 10 janvier.

"C'est illégal, le blocage des raffineries. Ce n'est pas le droit de manifester, ce n'est pas le droit de grève." La secrétaire d'Etat à l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, a estimé, jeudi 2 janvier sur BFMTV, que le blocage des raffineries envisagé par la CGT du 7 au 10 janvier serait "une pression pas acceptable" pour les Français. "Il est légitime que les Français aient accès à l'essence", juge-t-elle.

Thierry Defresne, délégué syndical central chez Total, a indiqué mardi que la Fédération CGT de la Chimie appelait à un blocage de toutes les installations pétrolières – raffineries, terminaux pétroliers, dépôts – pendant 96 heures, du 7 au 10 janvier, afin d'obtenir le retrait du projet de réforme des retraites. "Ce gouvernement n'entend rien, il faut mettre davantage de pression", a-t-il expliqué, tout en précisant qu'il s'agit de bloquer la sortie des produits pétroliers et non d'arrêter la production.

"On a des stocks pour trois mois"

"Ces annonces sont faites pour faire paniquer les Français et qu'ils se précipitent dans les stations ce qui peut ensuite causer des ruptures sur des carburants", a déploré pour sa part la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. "Je suis très confiante. Nos raffineries fonctionnent aujourd'hui, six sur sept expédient leurs produits. Il n'y a aujourd'hui aucun problème d'approvisionnement des stations et il n'y en aura pas demain. On a des stocks pour trois mois.", a-t-elle assuré sur LCI.

La seule chose qui peut créer des difficultés, c'est s'il y a des pleins de précaution.Elisabeth Bornesur LCI

Sur les huit raffineries françaises (en comptant la bio-raffinerie de La Mède), cinq dépendent du groupe Total, deux d'Esso (Exxon-Mobil) et une de Petroineos. L'appel concerne aussi les terminaux pétroliers de Dunkerque, Le Havre et Marseille, les dépôts et les avitailleurs (qui fournissent en carburant les avions).

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