Grève à la SNCF : que risquez-vous si vous prenez un train sans billet ?

Des voyageurs à la gare de Lyon, à Paris, le 20 décembre 2019. 
Des voyageurs à la gare de Lyon, à Paris, le 20 décembre 2019.  (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Les voyageurs dont les trains ont été annulés pourraient être tentés de prendre le train dans l'illégalité. La SNCF indique que les contraventions appliquées aux fraudeurs seront les mêmes qu'en période habituelle, et qu'il n'y aura pas de clémence particulière. 

Pas de trêve pendant la grève. Le trafic ferroviaire reste perturbé pour ce grand week-end de départs avant Noël, avec seulement la moitié des TGV, 30% des TER, 20% des Transilien et un Intercités sur quatre. La situation sera plus tendue encore les 23 et 24 décembre. Dans un communiqué, la SNCF indique en effet qu'elle devra annuler davantage de trains, ses "ressources (...) étant plus contraintes, notamment sur les postes d'aiguillage". Seuls la moitié des 400 000 clients ayant réservé un train partant ces deux jours-là auront un train garanti (52% précisément). 

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Ces voyageurs sont censés pouvoir échanger leur billet, "sans frais, ni surcoût". Mais les horaires proposés ne sont pas toujours adéquats et la procédure peut s'avérer compliquée. Sans solution de repli, certains passagers pourraient être tentés de monter dans un train pour lequel ils n'ont pas de billet, ce qui est bien sûr prohibé en temps normal. Mais que risquent les contrevenants en période de grève ? 

Un double contrôle prévu dans certaines gares 

Accéder à un train sans billet valable reste illégal : "Sans billet, on ne monte pas à bord : c'est clair, c'est net", assure un porte-parole de la SNCF à franceinfo. "Tous nos trains font l'objet d'un accueil embarquement : avant de monter à bord, on vérifie que vous avez votre billet pour le bon train", explique-t-il. Quelle que soit votre gare de départ, il vous faudra scanner votre billet via les portiques d'accès aux quais ou le présenter à des agents. "Contrairement à ce qui a beaucoup été dit, nos trains ont des taux de remplissage très importants : nous établissons donc des contrôles stricts pour éviter les surcharges à bord", explique la compagnie ferroviaire. 

Les contrevenants s'exposent aux sanctions habituelles : une amende de 50 euros pour les trajets de moins de 150 kilomètres et 50 euros plus le prix du billet au-delà de cette distance. En cas de "falsification, d'utilisation par un tiers et de fraude avérée", il vous en coûtera 143 euros, indique la SNCF.

Trois situations possibles pour les voyageurs

Selon des témoignages postés sur les réseaux sociaux, les contrôleurs n'hésitent pas à verbaliser les contrevenants : une voyageuse a ainsi fait part de son indignation après l'amende de 170 euros infligée à un jeune homme pourtant muni d'un billet, le 16 décembre.

La SNCF lui a toutefois répondu, en indiquant que ce voyageur pouvait contester l'amende en ligne. 

Le porte-parole de la SNCF rappelle qu'il y a trois situations possibles pour ses clients. S'ils ont de la chance, leur train circule normalement et ils n'ont donc rien à changer. Leur train peut, en revanche, être annulé, mais on peut leur faire une proposition alternative sur un autre train, qui peut être acceptée ou refusée. Enfin, le train peut être annulé sans aucune solution de remplacement. "Dans ce cas, les voyageurs sont invités à choisir un autre train qui n'est pas complet, ils avancent les frais de ce nouveau billet et on les rembourse", précise-t-il. 

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