Grève du 7 décembre : opposants à la réforme des retraites et "gilets jaunes" ont défilé dans les rues, avec quelques incidents

Une manifestation de \"gilets jaunes\" à Bordeaux, dimanche 7 décembre 2019.
Une manifestation de "gilets jaunes" à Bordeaux, dimanche 7 décembre 2019. (MAXPPP)

A Paris, certains "gilets jaunes" ont rejoint un rassemblement organisé par la CGT, quand d'autres ont choisi de défiler séparément.

Plusieurs milliers de personnes ont de nouveau battu le pavé samedi contre la réforme des retraites à l'appel de la CGT, avec des manifestations parfois tendues à Nantes, Lyon et Toulouse et des incidents à Paris pour la 56e journée de mobilisation des "gilets jaunes". Si la plupart des manifestations se sont déroulées dans le calme, des heurts parfois violents ont marqué ce premier samedi de mobilisation après celle massive du 5 décembre, qui a réuni au moins 800 000 personnes dans toute la France.

A Nantes, la préfecture dénonce la présence de "500 radicaux". A Nantes, où défilaient 2 800 personnes, la manifestation a dégénéré quand des manifestants ont attaqué la préfecture, en jetant bouteilles, pavés, mais aussi fusées, les forces de l'ordre ripostant par des tirs de lacrymogène. Le cortège nantais avait été infiltré par "500 radicaux de l'ultra-gauche et des blacks blocs", selon la préfecture. Au moins trois personnes ont été arrêtés.

 Un millier de "gilets jaunes" environ à Paris. Environ un millier de manifestants ont participé à la 56e journée de mobilisation des "gilets jaunes" dans les rues de la capitale. En fin de journée, plusieurs dizaines de personnes ont répondu à un appel à se rassembler aux Halles pour "une convergence des colères" quand d'autres se sont dirigées sur les grands boulevards, au centre de Paris. Ces manifestations sauvages ont été progressivement dispersées par les forces de l'ordre avant le début de la soirée.

Quelques heurts à Toulouse, Strasbourg et Montpellier. A Toulouse, une manifestation a réuni plusieurs centaines de personnes, "gilets jaunes", anti-capitalistes ou encore opposants à la réforme des retraites. A plusieurs reprises, les forces de l'ordre ont fait usage de lacrymogènes, notamment dans la grande artère commerçante et piétonne, provoquant quelques mouvements de panique. A Strasbourg, quelques heurts ont éclaté dans l'après-midi entre des "gilets jaunes" et les forces de l'ordre qui ont "fait usage de gaz lacrymogènes", a indiqué la préfecture. Enfin, à Montpellier, un groupe de quelques dizaines de personnes a pénétré dans le centre commercial Le Polygone et des vitres ont été brisées, selon la préfecture de l'Hérault. 

Une nouvelle journée d'action est prévue mardi.

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