DIRECT. Le taux de grévistes à la SNCF continue de baisser : 7,1% parmi l'ensemble des salariés, 32,5% chez les conducteurs

Un train à quai à la gare de l\'Est, à Paris, le 29 décembre 2019.
Un train à quai à la gare de l'Est, à Paris, le 29 décembre 2019. (MATHIEU MENARD / HANS LUCAS / AFP)

Grévistes et membres de l'opposition attendent désormais le discours de vœux d'Emmanuel Macron.

La contestation se poursuit contre le projet de réforme des retraites. Le trafic reste perturbé à la SNCF et à la RATP, lundi 30 décembre, alors que le mouvement s'opposant à la réforme entre dans son 26e jour de grève. A la SNCF, le taux de grévistes continue à évoluer à la baisse, avec 7,1% pour l'ensemble du groupe, 32,5% chez les conducteurs, 18,1% chez les contrôleurs et 9,3% chez les aiguilleurs. Les regards sont désormais tournés vers Emmanuel Macron, qui doit prononcer ses vœux, mardi 31 décembre. Les grévistes, comme l'opposition, attendent une initiative du chef de l'Etat. Suivez la situation en direct. 

 Le trafic à la SNCF et à la RATP toujours perturbé. A la veille du réveillon de la Saint-Sylvestre, il faudra compter sur un TGV sur deux, un Transilien sur quatre et trois circulations de TER (souvent assurées par des cars) sur dix. A la RATP, une amélioration est notable au niveau de la circulation des métros, mais le trafic reste perturbé : douze lignes roulent sur des horaires restreints et plusieurs stations sont fermées. 

La CGT attribue "le bordel" au gouvernement. Dans un entretien au Journal du dimanche, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, accuse l'exécutif d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement du conflit". Le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, dénonce un syndicalisme "de blocage", voire "d'intimidation".

La grève désormais plus longue que celle de 1995. La contestation contre la réforme des retraites est entrée dans son 26e jour. Elle dépasse désormais celle de 1995 (également contre une réforme des retraites), qui avait duré 22 jours. Elle pourrait même être plus longue que celle de 1986-1987 à la SNCF, qui avait tenu 28 jours, sans trêve de Noël.

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