Transports : faut-il réformer le service minimum ?

France 2

Dans cette campagne présidentielle, un thème n'est pas suffisamment abordé : celui des transports en commun. Les usagers et les professionnels du secteur adressent leurs doléances aux candidats. Ils les alertent sur le service minimum, et sur un usage qu'ils estiment abusif du droit de grève.

Des rames bondées, des débrayages trop fréquents, un manque d'informations. Même si certains comprennent les grévistes, les critiques des usagers des transports sont récurrentes. "Je veux travailler, j'arrive en retard. Je veux me déplacer, je ne peux pas", s'insurge cette usagère. Les opérateurs des transports et la Fédération des usagers voient rouge. Selon eux, la loi sur le service minimum est dévoyée. Elle prévoit des négociations en cas de préavis, oblige les grévistes à se déclarer deux jours avant, et impose l'information des usagers.

La fédération des usagers réclame une réforme de la loi

Les syndicats sont accusés d'utiliser les failles de la loi, avec des préavis de plusieurs mois qui compliquent les négociations, ou des débrayages de 59 minutes, moins coûteux pour les grévistes, mais plus difficiles à anticiper pour les voyageurs. Pour Bruno Poncet de Sud Rail, "ce n'est pas un détournement, ce n'est pas vicieux comme moyen, c'est réellement un fonctionnement qu'ils ont trouvé pour pouvoir participer, mais pas sur du long terme parce qu'ils ne peuvent pas." La Fédération des usagers réclame une réforme de la loi.

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