La réforme ferroviaire définitivement adoptée par l'Assemblée nationale

Un TGV et un Ter bloqués en gare de Lyon le 10 juin 2014, lors de la grève des cheminots. 
Un TGV et un Ter bloqués en gare de Lyon le 10 juin 2014, lors de la grève des cheminots.  (CITIZENSIDE/YANN KORBI / AFP)

Le texte, issu d'un compromis entre députés et sénateurs, a été voté par les groupes de la majorité tout comme par l'UDI mais rejeté par le Front de gauche et l'UMP.

Une réforme sur les rails. L'Assemblée nationale a adopté définitivement lundi 21 juillet soir, avant le Sénat mardi, la réforme ferroviaire, à l'origine d'une grève de deux semaines à la SNCF en juinLe texte, issu d'un compromis entre députés et sénateurs, a été voté par les groupes de la majorité tout comme par l'UDI mais rejeté par le Front de gauche et l'UMP.

La réforme vise à mettre fin à la séparation actuelle entre Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF, qui se traduit par des surcoûts et des difficultés à coordonner les travaux ferroviaires. Il crée un groupe public ferroviaire, qui sera constitué d'un établissement public de tête "mère" (la future SNCF) et de deux établissements "filles" : le gestionnaire d'infrastructure (SNCF Réseau) et l'exploitant (SNCF Mobilités).

L'objectif est de stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et de préparer l'ouverture à la concurrence du transport intérieur de passagers (en 2022 au plus tard).