Hôpitaux publics : la crise continue

Comme ils l'avaient annoncé il y a deux semaines, des centaines de chefs de services d'hôpitaux démissionnent mardi 28 janvier de leurs fonctions administratives.

La menace des chefs d'hôpitaux est mise à exécution mardi 28 janvier. Ils sont des centaines à démissionner de leurs fonctions administratives pour dénoncer l'inaction de l'État sur le dossier des hôpitaux publics. Au CHU de Rennes, 51 personnes ont remis leur lettre de démission administrative. Ils fustigent le traitement réservé à l'hôpital public, qui s'apparente selon eux de plus en plus à celui d'une entreprise. Ils dénoncent également un manque criant de moyens. "On ira probablement en réunion administrative s'il s'agit de soins, mais on sortira probablement dès qu'on nous parlera de chiffres, de tableaux économiques, d'activité...", prévient une cheffe de service.

La contestation grandit

C'est une première en France. Une partie des chefs de service parisiens devrait suivre le mouvement et rejoindre la contestation. Les chefs mobilisés regrettent la difficulté à négocier avec le gouvernement. Le 14 janvier dernier, 1 100 médecins hospitaliers s'étaient déjà engagés à suspendre leurs activités d'encadrement s'ils n'obtenaient pas de réponse de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

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