VIDEO. Violences conjugales : les femmes pourront porter plainte dans les hôpitaux "dans les mois qui viennent", assure Agnès Buzyn

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La ministre de la Santé était l'invitée de franceinfo après le Grenelle contre les violences conjugales. 

La possibilité de porter plainte à l'hôpital sera effective "dans les mois qui viennent", a affirmé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur franceinfo mercredi 4 septembre. Lors du Grenelle contre les violences conjugales, le Premier ministre avait annoncé, entre autres, ce dispositif "à partir du 25 novembre" pour éviter de rajouter un déplacement au commissariat ou en gendarmerie aux femmes victimes de leur conjoint ou ex-conjoint. 

Un dispositif déjà en service dans certains hopitaux 

Ce dispositif existe déjà dans certains services d'urgence, où "de très gros hôpitaux, souvent des CHU, ont signé des conventions avec les services de police", a indiqué la ministre de la Santé. "On va partir des expériences qui ont déjà été mises en œuvre pour voir comment le déployer partout en France", a précisé Agnès Buzyn. 

On ne doit pas transformer des box d'urgence en commissariat de police. Cela doit être réfléchi et mis en oeuvre de façon concertée avec les soignants

Agnès Buzyn

sur franceinfo

Agnès Buzyn promet qu'il ne s'agit pas d'augmenter le travail des soignants dans les services d'urgence. Elle précise que la mesure sera mise en oeuvre en concertation avec le ministère de l'Intérieur.

La prise en charge des personnes dans les hôpitaux "trop longues"  

Interrogée sur le cas des personnes âgées qui restent parfois des heures sur des brancards à l'hôpital, Agnès Buzyn a dit prendre l'engagement d'y mettre fin. Pour lutter contre cet engorgement, elle s'engage à installer la vidéo-assistance dans tous les Ehpad, les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, pour éviter les hospitalisations automatiques. "On va installer une vidéo-assistance dans tous les Ehpad avec le Samu, de façon à ce qu'il y ait des conseils aux infirmiers et infirmières, explique Agnès Buzyn. Ça fonctionne, ils sont capables de dire aux aides-soignants si la plaie est grave ou non, et si l'hospitalisation est nécessaire". 

Selon la ministre de la Santé, "il y a beaucoup de cas où les hospitalisations ne sont pas nécessaires mais les personnes, notamment en Ehpad, étant un peu démunies face à une personne âgée qui chute, ont tendance à se tourner vers les urgences", a regretté Agnès Buzyn.

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