Mobilisation dans l'hôpital public : 2 000 soignants en pédiatrie alertent sur le manque de moyens

Une unité pédiatrique d\'un hôpital de Haute-Savoie, le 21 novembre 2016. 
Une unité pédiatrique d'un hôpital de Haute-Savoie, le 21 novembre 2016.  (AMELIE-BENOIST / BSIP / AFP)

Dans une tribune publiée dans "Le Parisien", ces professionnels de santé lancent un cri d'alarme sur la situation "de crise" dans les services de pédiatrie. 

"Les enfants sont mis en danger par l'insuffisance des moyens". Dans une tribune publiée mercredi 13 novembre dans Le Parisien, près de 2 000 professionnels de santé en pédiatrie ont décidé de s'élever contre le manque de moyens dans les hôpitaux et notamment dans les services où sont soignés les enfants. Ce cri d'alarme intervient alors qu'une mobilisation nationale pour l'obtention d'un "plan d'urgence pour l'hôpital public" se tient jeudi. 

En guise de préambule à la tribune, l'article 25 des Principes d'éthique médicale européenne indique le "devoir" du médecin "d'attirer l'attention de la collectivité sur les insuffisances dans les domaines de la qualité des soins et de l'indépendance professionnelle des praticiens". C'est une nouvelle fois chose faite pour ces pédiatres, infirmiers, aide-soignants, psychologues et autres kinésithérapeutes et orthophonistes. 

"Une médecine de guerre"

Selon eux, "la crise de l'hôpital public et sa paupérisation exposent en priorité, comme toujours, les plus vulnérables à la dégradation des soins et en première ligne les enfants." Alertant sur les injonctions contradictoires auxquelles sont soumis les services de pédiatrie, les signataires soulignent le déchirement entre d'une part "une médecine de pointe innovante qu'ils ont su développer (...) et, d'autre part, des moyens de plus en plus insuffisants pour permettre l'accueil et les soins auxquels tout enfant a droit au sein de ces mêmes hôpitaux."

"Cette situation de crise est vécue désormais quotidiennement par les équipes comme une médecine de guerre : choisir quel enfant hospitaliser en priorité, quelle chirurgie pourtant indispensable différer pour prendre en charge une urgence vitale (...) ", insistent-ils, ajoutant que "c'est un crève-cœur pour chacun d'entre [eux] et [un] devoir de dénoncer [la situation]"

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